On pourrait citer à répétition des exemples de travaux d’infrastructure défectueux qui ont été repris aux frais des contribuables. Je donne à titre d’exemple, tout près de chez moi, un viaduc sur le boulevard Duplessis qui a été reconstruit, défait et rereconstruit parce que le mélange de ciment utilisé était inadéquat. Je parierais que beaucoup de gens peuvent également citer des exemples de nids de poules ou crevasses sur des routes qui ont moins de 5 ans. Ne me parlez pas de nos hivers rigoureux. Le Maine et même le Nouveau Brunswick sont directement à l’est de notre province et ont des hivers comparables… sinon pires depuis quelques années . Or, la différence de qualité des routes est étonnante. Il faut aller se promener dans l’est à chaque année pour s’en rendre compte. Selon des informations obtenues de constructeurs dans la Beauce, les raisons sont simples: qualité médiocre de l’asphalte utilisée et préparation du fond de route ‘butchée’ . Pourquoi ? Évidemment, ce n’est pas parce qu’ils sont incapables de faire aussi bien que les constructeurs de l’est. Donc, mon opinion est simple et directe sur le sujet: l’industrie limite la qualité (durabilité)du résultat afin de maximiser les profits et surtout assurer du travail en permanence.
Ma suggestion? Mon fils s’est acheté une Kia Sorento. Garantie ? 10 ans pour les parties les plus importantes de la voiture…sans coût additionnel pour l’acheteur. C’est long 10 ans pour une auto… D’ailleurs, la plupart des fabricants automobiles offrent (avec ou sans frais) des garanties de 3, 5 ans sinon plus. On peut avoir une garantie de 3 ans sur un IPAD. Avez-vous vraiment besoin d’une garantie pour un IPAD? Si oui, vous souffrez nettement d’insécurité. En fait, on peut obtenir, avec ou sans frais, une tonne de garanties sur un paquet de produits qui souvent n’ont pas besoin de garanties car les risques de défectuosité sont faibles.
Donc, si j’étais le PM, à l’avenir, au Québec, toute infrastructure publique ou parapublique devra s’accompagner d’une garantie de durabilité de 5 ans. Si un fabricant de séchoir à cheveux qui coûte $16 peut donner une garantie d’un an. Si un fabricant de produit quelconque a assez confiance en son produit pour donner une garantie de 5 ans sur son fonctionnement, les constructeurs du Québec qui empochent 22, 45, 425 millions pour un route, un viaduc, un hôpital devraient être en mesure de démontrer aux contribuables que les travaux qu’ils exécutent sont fiables et durables. Et si les constructeurs refusent, ceci viendra appuyer ce que j’avance dans le premier paragraphe. Ça me semble un minimum logique. Et si ça ne fait pas leur affaire, invitons les constructeurs US et autres provinces à soumissionner sur les travaux à effectuer.

Les shows en plein air et le FEQ

Posté par : Raymond Hébert dans divers le 25-07-13 | Pas de commentaires |

Les shows en plein air et le FEQ

 L’horaire et les accès au site

On est mardi le 24 juillet. Il fait beau. Je suis dans une foule qui attend l’ouverture des barrières sur les plaines d’Abraham pour assister au 2ième show de sir Paul McCartney à Québec. J’ai déjà mon ruban à $100.00 autour du poignet et j’attends l’ouverture des barrières PRÉVUE pour 18h30. Il est 19h40 quand je franchis les barrières. Honnêtement, les cones orange sur le boulevard de la capitale, c’est rien à comparer avec le mode d’accès au site organisé par le FEQ. On ne réduit pas 3 voies à 2. On essaie dans une première étape de comprimer à 15 un mur de 100 personnes qui avancent péniblement. Et pour la finale, on recomprime le tout sur 4 voies d’accès. Wow. Je constate autour de moi que la majorité des gens sont en tab…$* »!?$& et j’entends la madame de le FEQ qui donne un interview à radio-canada pour dire que tout se passe bien. Sur ce, je me suis dis, qu’est-ce que ce serait si on considérait avoir des problèmes…

Pendant ce temps-là, tous ceux qui ont payé leurs billets $33.33 à la dernière minute étaient confortablement assis dans la pente depuis une demi-heure. Ok j’ai ma première leçon…

Gens du FEQ, arrêtez de dire aux gens que l’ouverture est à XhXXm. Pour aucun show du FEQ auquel j’ai assisté (festival d’été inclus), l’ouverture des accès a eu lieu à l’heure prévue. La réalité c’est: l’ouverture se fera quand tout le personnel sera en place et surtout quand tous les tests de son des artistes invités seront terminés. Ceci ne donne à peu près jamais l’heure prévue car les besoins des artistes sont la priorité.

Pour ce qui concerne les accès au site, si vous êtes capable d’installer une scène immense de plus de 100 pieds de long avec des tours de son et des écrans à 50 pieds dans les airs, vous êtes capables de doubler tripler les tentes d’accès. 12 accès c’est 3 fois plus vite. Et oui, ca vous force à engager du personnel supplémentaire pour contrôler ces accès mais je ne pense pas que cela exige de gros déboursés car la plupart de ces personnes ont probablement leur accès gratuit pour ces 2 heures de travail. Un accès à $100.00 c’est bien payé pour 2 heures à tâter des packsack et des sacs à main…

Et si vous manquez de motivation pour améliorer votre mode de fonctionnement, pensez à Target qui a comme principal objectif d’avoir AUCUN délai d’attente aux caisses…

 La vue

A moins d’être dans la section à gros prix à $200.00, vous risquez de voir seulement la moitié de la scène. Surtout si vous ne vous êtes pas présentés une heure ou plus avant l’ouverture. Pour moi, le micro de sir Paul était exactement entre les 2 jambes du technicien à droite de la tour centrale. Ya pas à dire, on est loin du palais Montcalm et même du vétusque Impérial sur St-Joseph. Oui mais ya des écrans ? Écoutez, si je veux voir un show sur un écran sans être obligé de faire la file pendant une heure, rester debout pendant 3 heures, faire du cellulaire pour retrouver mon monde, faire la file pendant 10 minutes pour faire pipi (on oublie pour d’autres besoins), l’ambiance n’y est y pas dans ces toilettes bleues… eh bien! je vais l’écouter chez moi sur un écran 55 pouces, un son parfait que JE contrôle et en plus j’aurai le loisir de dire à l’artiste: arrête 5 minutes, m’en va me chercher un pepsi avec des chips. ET AUCUN RISQUE DE PLUIE. On me dira: oui mais Raymond, du LIVE c’est pas pareil, ca ne se compare pas. Effectivement, je pense qu’on est mieux de ne pas comparer… Ca me fait rire quand on parle de live. La plupart des spectateurs sont à une distance où les artistes ont l’air d’allumettes dans un carton et ont beaucoup plus les yeux rivés sur un écran géant où souvent il y a déphasage d’une demie seconde entre l’image et le son. Fatiguant à la longue quand tu es totalement à jeun… Oui mais Raymond, y a l’ambiance de la foule. Sur ce, je dois concéder mais daaaans vie faut évaluer le pour et le contre. Pas sûr que le LIVE est toujours le meilleur choix. Moi, avec très peu d’imagination, j’assiste vraiment à un show dans ma maison. Et si ca vous prend plus de LIVE comme on dit, invitez vos amis. Ils feront la foule avec joie.

Oui ca prend des techniciens pour le son et les effets visuels mais est-ce  nécessaire d’avoir une tour gigantesque en plein centre de l’espace que devrait occuper les spectateurs? La réponse est non. J’ai observé en vidéo quelques  sites de spectacle plein air dans le monde et la plupart ont des installations réduites au sol. Votre nouveau compétiteur a compris lui. Yen aura pas de tour à Céline Dion. Et contrairement à ce que plusieurs pensent, cette fameuse tour qui bloque la vue des 2/3 des spectateurs quand c’est plein, est en bonne partie une section VIP. Pas de problème avec le VIP… ayant profité moi-même quelques fois mais de grâce… pas au détriment des 2/3 des spectateurs..

Gens du FEQ, on a l’impression que vous vous inspirez fortement des façons de faire de votre principal fournisseur (Bell) en matière de fonctionnement. Agressif pour ne pas dire arrogant en matière de vente (surtout cette année et vous avez sûrement compris sans que j’explique…) et plutôt insouciant en matière de service à la clientèle. Et SVP, ne revenez plus jamais avec une histoire d’avantage exclusif de pouvoir downloader 2 tounes par internet. 3 cashews tant qu’à y être…

 Le spectacle et Sir Paul

Pour le DJ qui a précédé Paul… gens du FEQ, à l’avenir, appelez-moi. Je vous charge rien. J’aurai juste besoin de mon IPOD et je vous garantis que la table sera mise pour LA vedette qui suivra. Non mais quo cétècà… et j’étais pas seul à le penser.

Pour le maître… Impressionnant le monsieur. 71 ans. Généreux, charmant, sympatique, amusant, de la grande classe. J’aimerais bien qu’il soit mon ami… Je suis guitariste gaucher… 😉  Il a fait beaucoup d’effort pour  nous parler en français. Je ne lui demandais même pas cà. Il ne joue jamais ma pièce préférée (rocky racoon) mais je ne lui en veux pas. Si quelqu’un  a réussi à déconnecter, Live and let die l’a réveillé. Ca pétait le feu. C’est le moins qu’on puisse dire… Complicité totale avec ses musiciens. Pensée touchante pour les gens de Lac Mégantic. Je regarde le ciel pour la deuxième fois du show. Pas pour regarder la lune mais pour éviter qu’une larme coule le long de ma joue. Mégantic. On l’avait bien compris cette fois. Avec Stevie (Wonder) on était pas trop sûr au début… Bon Ok, il a perdu un peu de voix depuis 2008 mais on s’en fout. 71 ans, rappelez-vous… C’est le symbole d’une génération (la mienne). La magie d’une première fois ne pouvait y être mais le show pouvait difficilement être meilleur. 10/10. Oui, j »aurais bien aimé voir le visuel sur la scène principale mais quand on ne voit que la moitié de l’écran, le feeling baisse de 2 (é)crans…

Merci quand même au FEQ de nous l’avoir ramené mais désolé… ca ne compense pas pour les ratés en matière d’organisation.

En terminant, de grâce, ne vous fiez pas aux médias pour vous faire une opinion. La colonie artistique et toute la classe médiatique a de multiples traitements de faveur pour leur rendre la vie beaucoup plus agréable dans ce genre d’évènements… et certains sont carrément là pour en faire la promotion…  Alors pour eux, tout va nécessairement bien même quand ca va mal. Et si quelqu’un commence à vous exposer une autre vision des choses, commencez par lui demander s’il était là et si oui, où il était…. Vous saurez si ca vaut la peine d’écouter.

 L’avenir

Depuis 30 ans, mon épouse et moi achetons nos macarons pour le festival d’été. Je n’ai jamais considéré ces macarons comme des billets de spectacle pour lesquels j’évalue au départ si les artistes me plaisent suffisamment pour payer le prix. J’ai toujours considéré ce macaron comme une taxe volontaire pour contribuer à la qualité de vie de Québec en début de période estivale. Pas clair et un peu fou ? Mais c’est cà et, que cà. D’ailleurs, pour moi, le festival d’été c’est beaucoup plus les artistes à découvrir (Donald Charles, Jessie Cook, The Holmes Brothers…) que les has been qui ont souvent perdu la passion et la voix. Les découvertes je n’en fais presque plus depuis quelques années. Alors, l’an prochain, je résilie mon bail à perpétuité et je ferai comme de plus en plus de gens: je grafignerai les bords de clôture. Qu’est-ce que ca change dans le fond? Au carré d’Youville, on peut tout voir et entendre sans payer.  Au pigeonnier, on refuse tellement de monde qui ont pourtant leur macaron et sur les plaines, j’ai identifié des endroits où on voit très bien les écrans. J’ai même vu des endroits où on pouvait s’asseoir sans avoir la tour de Babel qui bloque la vue et où ya pas de file d’attente…

Merci quand même au FEQ pour les moments souvent inoubliables  des 30 dernières années mais vous avez du chemin à faire avant que je recontribue et comme vous considérez que tout va bien selon ce que l’on voit et entend dans les médias… je n’espère aucun changement.

Raymond Hébert,   ex-macaroné

Un nouveau colisée à Québec

Posté par : Raymond Hébert dans divers le 04-09-12 | Pas de commentaires |

Personnellement, je ne tiens pas au retour des Nordiques. Comprenez moi bien. Je ne suis pas contre. Je dis juste que j’ai appris à vivre sans cà. J’ai même appris à considérer que mon club c’est le Canadien (pas été facile…). Par contre, après 60 ans, le colisée devait être reconstruit. Et considérant les quelques milliards en infrastructure qui sont et seront octroyés à la région de Montréal (ponts tunnels stade prolongement métro etc…), on a pas à être gêné de la contribution de tous les québecois pour 200$M. Je fais confiance au maire Labeaume pour minimiser les dépassements de coût. Il n’aime pas avoir l’air fou.

Vous direz que ces 200$M auraient été mieux investis en santé ? Probablement. Mais je doute que cela aurait paru dans les services au citoyen dans un budget santé annuel de 29 milliards. Et ne sous-estimez pas le pouvoir du bonheur des gens sur leur santé mentale. C’est pas pour rien que la théorie du docteur Patch est reconnue. Juste longer un corridor d’hôpital couleur vert de gris me rend presque malade. Y aurait pas moyen de changer de couleur de temps en temps…

Ok je m’éloigne un peu. Désolé.

Ce qui me convainc de respecter le projet, c’est les photos des jeunes de 10, 20, 30 ans dans le journal de Québec, enthousiasmés par le projet. Je me dis: c’est leur avenir qui se prépare. Ils y croient et c’est important pour eux ? Alors GO pour le colisée, les Nordiques et tant qu’à y être… une coupe Stanley en 2018.

Un québecois à Dubai

Posté par : dans voyages le 04-03-11 | Pas de commentaires |

Je reviens de Dubaï. Cette fameuse ville qui fait tant parler d’elle depuis quelques années… et réputée pour sa « démesure ».

La démesure n’a pas commencé à Dubaï mais bien à Londres où nous sommes montés à bord d’un appareil d’Emirates Airlines, un gigantesque Airbus 380, l’avion de ligne actuellement le plus gros à parcourir le ciel. Comment ils réussissent à faire voler cet appareil qui mesure 250 pieds de long et qui pèse près de 600 tonnes (presque la moitié en carburant) au décollage, ça dépasse l’entendement.

Bien sûr, traverser, pour la première fois, Dubaï et ses multiples gratte-ciels provoque un effet d’étonnement mais le vrai dépaysement, je l’ai vraiment ressenti lorsque j’étais assis dans la cour de Robin (mon beau-frère) pour siroter une Smirnoff afin de souligner notre arrivée. C’est alors que j’ai entendu l’appel à la prière (il y en a 5 par jour) venant de la Mosquée la plus proche. C’est un rappel que nous sommes dans un pays où la religion islamique occupe beaucoup de place. Les appels à la prière, on les entendra d’ailleurs de partout en raison de la présence d’un grand nombre de mosquées; on les entendra même dans les centres commerciaux.

Il y a évidemment plusieurs centres d’attraction à Dubaï. Mentionnons d’abord le Burj Khalifa. C’est le nom de ce fameux gratte-ciel qui se veut la plus haute structure du monde (160 étages habitables et 40 autres étages), soit 828 mètres : quand on y pense, c’est près d’un kilomètre. En comparaison, les Tours jumelles du WTC mesuraient 417 mètres, soit la moitié seulement de cet édifice qui est également très beau d’un point de vue esthétique.

Le Burj Khalifa

Lors de la visite, on retrouve des représentations imagées de ce qu’aurait représenté la présence de cet édifice, s’il avait été construit dans les principales villes du monde. Même à New York, les autres gratte-ciels auraient eu l’air tout petits. La montée en ascenseur (le plus rapide du monde) se fait malgré tout en douceur jusqu’au 124ème étage où est situé l’observatoire. On se retrouve alors à l’extérieur de l’édifice et la vue vers le bas est saisissante. Mais celle vers le haut est tout aussi impressionnante : c’est qu’il reste encore, à partir de ce niveau, 75 étages vers le haut, soit l’équivalent de plus de 2 édifices comme le Complexe G à Québec (qu’est-ce que tu veux, à Québec, c’est notre référence quand on parle de hauteur).

Au pied de ce géant, on a construit, entre autres, un lac artificiel de même qu’un gigantesque centre commercial. Gigantesque ? je vous laisse en juger : près de 1200 magasins dont les Galeries Lafayette sur 3 étages, une patinoire (pas vu aucun patineur) de même qu’un aquarium, lui aussi sur 3 étages.

Vue du 124ème étage du Burj Khalifa (et il reste l’équivalent de 80 étages !)

En parlant de « shopping », cette activité constitue l’un des pôles d’attraction autour desquels Dubaï tente de construire son pouvoir attractif auprès des touristes fortunés de la planète. Ainsi, on y retrouve également un autre centre commercial de grande envergure, le Emirates Mall, à l’intérieur duquel est situé le fameux centre de ski intérieur (coût de 250 M$) de Dubaï. Nous avons d’ailleurs tenté l’expérience et les conditions de neige nous ont quand même surpris. La piste fait 260 pieds de largeur et est longue de 1300 pieds (à titre de référence, la pente-école à Stoneham mesure 750 pieds); on remonte en haut de celle-ci au moyen d’un télésiège pour 4 personnes.

Ski intérieur à Dubaï

L’idée de maintenir constamment la température à moins 2 degrés dans ce désert est hallucinante; ainsi, lors de sa construction, faire descendre la température de 40 degrés celsius à moins 2 aurait pris… un mois et ce, malgré des murs de près d’un mètre d’épaisseur. Plusieurs personnes se contentent de passer du temps (sans faire de ski) dans cet environnement si inhabituel pour eux.

Il y a également le Burj-Al Arab, vous savez, ce fameux hôtel qui a l’air d’un voilier. Cet hôtel luxueux, le seul 7 étoiles de la planète, offre ses suites  (il n’y en a d’ailleurs que des suites dans cet hôtel) pour une somme modique qui varie de 1000 $ à 28,000 $…. pour une nuit. De plus, pour vous éviter les désagréments reliés aux encombrements sur les autoroutes, vous pouvez faire atterrir votre hélico directement sur la plateforme ronde située tout en haut de cet édifice magnifique, plateforme d’où Tiger Woods aurait déjà frappé une balle… vers le golfe Persique, je l’espère.

L’hôtel Burj-El-Arab

Et il y a aussi le Palm Islands, cet archipel créé de toutes pièces et où se construisent actuellement, sur les branches de cet immense palmier, des résidences très cossues dont certaines appartiendraient à plusieurs personnalités connues. On y retrouve aussi plusieurs hôtels de luxe de même que l’immense hôtel Atlantis (celui avec l’arche au centre) de couleur rose qui trône à l’extrémité de Palm Islands     .

L’hôtel Atlantis, le soir

Il est possible de faire une randonnée en jeep (Chevrolet Tahoe et Toyota 4-Runner) dans le désert qui est tout à côté. C’est une activité d’ailleurs que je vous recommande. Dépaysement garanti. Les pneus sont légèrement dégonflés avant de partir pour une meilleure adhérence. Le chauffeur a travaillé fort pour provoquer des émotions (avec un certain succès) auprès de ses passagers en conduisant de façon spectaculaire à travers les dunes.

Les Jeeps du désert

Par la suite, arrêt pour le coucher de soleil, randonnée (je devrais plutôt dire « tour ») de chameau et, dans un petit village au milieu de nulle part, souper (mets locaux) accroupis autour de tables placées à ras le sol, danses de baladi (il paraît que, parfois, certains touristes se joignent aux danseuses locales), chicha (grandes pipes comme on voit dans les films du style Lawrence d’Arabie) et, fermeture de toutes les lumières pour apprécier, de façon spectaculaire, le ciel étoilé au dessus de nous.

Campement au milieu du désert

Dépaysant, Dubaï ? Je vous laisse en juger.  Deux gars de la construction qui déambulent sur un chantier vêtus et coiffés comme de vrais ouvriers de chez nous et… qui se tiennent par la main (!!!) Nous avons vu également à quelques reprises des gars qui se tenaient par les épaules. Il ne s’agissait pas d’homosexuels car l’homosexualité y est proscrite mais simplement de gestes d’amitié qui sont, semble-t-il, courants là-bas. Malheureusement, à cause de la circulation, nous n’avons pas eu le temps de sortir notre appareil-photo (je l’aurais transmise à la FTQ).

Il y a aussi les autres activités disponibles, quoique que plus standards, tel la plage et le fameux « Sightseeing Tour Bus » qui permet quand même d’effectuer un bon tour du propriétaire en une seule journée.

Alors Dubaï, c’est le paradis ? Non. Du moins, pas pour tous. Les Émiratiens sont évidemment à l’abri des soucis financiers et les ex-pat…riés (on appelle ainsi les personnes qui viennent y travailler) bénéficient d’un régime fiscal qui fait l’envie des travailleurs du monde entier puisqu’ils… ne paient pas d’impôt.

Cependant, il y a toujours un revers de la médaille. Ici, il s’agit des travailleurs d’origine pakistanaise et indienne qui viennent travailler à Dubaï pour un salaire très bas et dont la situation a souvent été comparée à de l’esclavage. Travaillant parfois sous un soleil de plomb (l’été, la température peut monter jusqu’à 50 degrés Celsius) et effectuant plusieurs heures de travail par jour, c’est aussi grâce à cette main-d’œuvre abondante et presque gratuite que les nombreux projets de Dubaï sont réalisés.

Travailleurs en attente de leur autobus après leur journée de travail

 

Il semble que la position du Gouvernement des E.A.U. à ce sujet est qu’en permettant à ces personnes de venir travailler à Dubaï, on les sort de situations beaucoup plus précaires et ces personnes peuvent, par la suite, envoyer de l’argent au pays pour aider leurs familles qui sont restées là-bas. Il reste que, lorsqu’on les voit le soir attendant en file les vieux autobus blancs qui les ramèneront à leurs campements, on ne peut s’empêcher d’éprouver de la pitié pour ces personnes qui prouvent encore, si besoin est, que dans la vie, il y a ceux qui sont nés au bon endroit… et les autres. Et il leur est impossible, vous vous en doutez bien, de demander la nationalité émiratienne.

Les nombreuses nationalités se côtoient sans problème et, malgré les écarts importants au niveau de leur situation financière, le taux de criminalité est particulièrement bas et on se sent en sécurité partout. Il faut dire que personne n’a envie de se frotter au système judiciaire car, faut-il le rappeler, la charia est en vigueur aux E.A.U.. Autrement dit, la loi islamique s’applique au niveau du droit civil et pénal. Ainsi, la possession de drogue est évidemment interdite et sévèrement sanctionnée. Tout comme la présence de la moindre trace d’alcool dans le sang du conducteur de voiture. Nez Rouge ferait un tabac là-bas; mais il faut dire que les tarifs des taxis sont raisonnables et ceux-ci y circulent en grand nombre. En parlant d’alcool, il est interdit de consommer de l’alcool dans les lieux publics mais permis de le faire chez soi, dans les hôtels et les restaurants. L’achat d’alcool dans les magasins spécialisés requiert un permis que seul un résident peut obtenir. Et il est interdit « officiellement » d’offrir de l’alcool à un musulman.

Les autorités des E.A.U. imposent aussi à tous  (citoyens, travailleurs étrangers et visiteurs) des règles de conduite conformes aux croyances musulmanes: tenue vestimentaire conforme et interdiction de danser ou de musique forte dans les endroits publics, interdiction d’avoir un comportement disons « affectueux » envers son conjoint…  Voilà qui heurte parfois nos valeurs occidentales de liberté individuelle mais, quand on n’est pas chez soi….

La langue officielle est l’arabe mais l’anglais constitue la langue utilisée par la majorité; en raison du grand nombre de nationalités présentes, plusieurs autres langues sont également utilisées par les représentants des nombreuses nationalités qui viennent y travailler.

Grande mosquée d’Abu Dhabi, que nous avons d’ailleurs visitée

(la seule mosquée que les non-musulmans peuvent visiter)

Parlons géographie. Dubaï n’est pas qu’une ville mais également un des sept émirats des Émirats arabes unis (E.A.U.) .  Situé sur les rives du golf Persique (sur la pointe Nord-est de l’Afrique), le principal voisin de l’E.A.U. est l’Arabie Saoudite; et en face, de l’autre côté du golfe Persique, on retrouve l’Iran. Dubaï compte deux millions d’habitants. Ancienne possession britannique, les E.A.U. ont acquis leur indépendance en 1971 mais conservé malgré tout de forts liens avec la Grande-Bretagne et il n’est pas rare de voir une affiche mentionnant que tel projet a été inauguré en présence d’un membre de la famille royale britannique.

Côté météo, l’hiver a lieu en même temps que nous… et ça demeure la seule ressemblance avec le nôtre. Les mois les plus froids sont décembre et janvier mais la température monte tout de même à 27, 28 degrés le jour pour redescendre toutefois à près de 10 la nuit. L’été, on parle de maximums pouvant atteindre les 45 à 50 degrés celsius : autrement dit, saison à éviter pour les touristes : d’ailleurs, les résidents, lorsqu’ils le peuvent, demeurent sagement à l’intérieur, à l’air climatisé. Même les abris-bus sont climatisés.

Pourquoi tous ces projets démesurés à Dubaï ? Il semble qu’en voulant diversifier son économie et ses revenus, l’émirat de Dubaï a voulu se positionner comme « la » destination touristique incontournable. D’où également ce besoin d’attirer constamment l’attention du monde entier par le biais d’événements sportifs à portée internationale dans différentes disciplines sportives : golf, tennis, courses de chevaux, etc…

Le magnifique Emirates Golf Club où nous avons eu le plaisir de jouer, Robin et moi

D’autant plus que ses réserves de pétrole sont limitées, contrairement à l’émirat voisin d’Abu Dhabi (aussi la capitale des E.A.U.) qui est d’ailleurs venu lui donner un coup de main lorsque les fameux problèmes de financement de tous ces projets sont apparus en 2008. Il faut dire que ces problèmes survenaient en même temps que la chute des cours pétroliers. Il semble d’ailleurs que, suite à l’opération de renflouement par Abu Dhabi, le pouvoir est maintenant davantage concentré dans cet émirat. Des choix ont quand même dû être faits et plusieurs projets ont été interrompus, dont le fameux Dubaï World, ces îles construites avec la forme des cinq continents; on aperçoit d’ailleurs à Dubaï plusieurs édifices dont la construction a également été stoppée.

Mais ne mettez pas trop vite sur pied une Fondation pour les aider. Les E.A.U., avec une population de 5 millions d’habitants, possèdent quand même 10 % des réserves pétrolières mondiales.

Ah oui, j’oubliais. Puisqu’on parle des habitants des E.A.U., il faut mentionner aussi…. les chameaux. Les leurs ont une seule bosse;  je sais, ce sont supposés être des dromadaires, mais eux, ils appellent ça des chameaux (camels en anglais); désolé, je n’ai pas eu le temps d’élucider ce mystère. Dès qu’on sort de la ville, on en aperçoit plusieurs et ils semblent d’ailleurs en liberté, ce qui peut paraître étonnant lorsqu’on songe à la légende qui dit que les Arabes leur accordent beaucoup de valeur et sont prêts à en échanger un pour… une femme occidentale. Avant que vous ne me posiez la question… : je n’ai pas reçu d’offre de ce genre.

En résumé, si vous avez envie de faire un voyage hors de l’ordinaire dans un pays qui offre à la fois un environnement ultra-moderne avec de nombreuses possibilités d’activités (je n’en ai mentionné que quelques-unes) et un autre qui nous rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, le désert constituait leur lieu de résidence, Dubaï ne vous décevra pas.

 

Merci encore à nos hôtes, Robin et Annick,  pour leur extraordinaire hospitalité.

René Hébert

Les pays arabes en mutation

Posté par : Raymond Hébert dans actualité le 01-03-11 | Pas de commentaires |

Pourquoi ces peuples se mobilisent pour défier leurs dirigeants ? Pourquoi, au risque de leur vie,  des hommes, des femmes et  des adolescents courent les rues pour réclamer le départ de dirigeants prêts à tout pour conserver le pouvoir? Est-ce que ces soulèvements ont été subtilement initiés par des groupes religieux islamiques afin d’accroître le pouvoir de l’Islam dans les pays arabes ? Pourquoi un tel rejet de l’autorité en place au point où on ne cherche aucunement à négocier et que le seul objectif visé est le départ des dirigeants. Vous obtiendrez vos réponses en écoutant et réécoutant un courageux exposé d’une journaliste à une télévision d’état.

JournalisteArabe

Ils ont simplement soif de vie, liberté et démocratie. Vous excuserez la piètre qualité de la vidéo.

Une nouvelle façon d’envahir les continents

Posté par : Raymond Hébert dans actualité le 09-11-10 | Pas de commentaires |

(Zhongnanhai dans la région de Pékin, les 2 principaux chefs de l’état chinois sont en discussion)

Wen Jiabao, premier ministre du conseil des affaires de l’état

« Bonjour monsieur le président, vous allez bien ce matin ? »

Hu Jitao, président de la république populaire de Chine

« Très bien, qu’est-ce qui vous amène si tôt ? »

Wen Jiabao

« J’aimerais vous entretenir des problèmes d’autonomie alimentaire de notre pays.. »

« Nous croyons avoir trouvé une solution. »

Hu Jiato

« Je vous écoute. »

Wen Jiabao

« La population actuelle de notre pays est d’environ 1,350,000,000 personnes. »

« Malgré notre politique de dénatalité en vigueur depuis 1979 qui limite le nombre d’enfants par famille, il est clair que nous vivrons une surpopulation pendant encore plusieurs décennies. Il est également évident que les terres agricoles de la Chine seront insuffisantes pour assurer l’autonomie alimentaire de notre pays. »

Hu Jiato

« Notre pays est puissant, pourquoi n’envahirions-nous pas des pays voisins ? »

Wen Jiabao

« Monsieur le président, nous avons envahi le Tibet mais ce pays est constitué de roches et de montagnes. Il ne constitue pas une solution à notre problème alimentaire. De plus, même si tous les grands pays nous craignent, envahir d’autres pays nous mettrait à dos l’ensemble de la communauté mondiale. Il faut voir comment l’opinion mondiale a changé depuis que les États-Unis ont envahi l’Irak sans l’assentiment de l’ONU. Je crois donc préférable d’ignorer une telle option. »

« La façon moderne de faire la guerre c’est l’économie. Il faut donc bien mesurer nos actions de façon à rester en bon terme avec les autres pays afin de pouvoir commercer avec eux. »

Hu Jiato

« Je suis tout à fait d’accord avec avec vous monsieur le premier ministre. Alors on fait quoi ? »

Wen Jiabao

« La solution est de profiter de la mondialisation. »

Hu Jiato

« La mondialisation ? »

Wen Jiabao

« Exact. »

Hu Jiato

« Ce n’est pas très clair monsieur le ministre, pourriez-vous me donner un exemple? »

Wen Jiabao

« Prenons le Canada à titre d’exemple. Au Canada, il y a une province qui s’appelle le Québec. C’est une région peu peuplée avec une multitude de terres agricoles. Les parents ont développé ces terres pendant plusieurs décennies mais ils sont incapables de les léguer à leurs descendants; tout simplement parce que les jeunes ont le goût de faire autre chose. Alors, nous n’avons qu’à acheter leurs terres. »

Hu Jiato

« Voyons monsieur le ministre, il est évident que leurs gouvernements vont réagir lorsqu’ils constateront que la Chine est en train d’acheter les terres agricoles du Québec. »

Wen Jiabao

« Mais non monsieur le président, personne ne le saura car nous réaliserons ces transactions par le biais d’entreprises que nous contrôlerons. »

Hu Jiato

Huummmmm!

Wen Jiabao

« Monsieur le président, pensons-y. Pas de canons, pas d’avions, pas de morts. On a uniquement besoin de dollars. N’est-ce pas une façon plus civilisée, voire même élégante d’envahir d’autres pays? »

Hu Jiato

« Oui mais tôt ou tard, le Canada va réagir… »

Wen Jiabao

Mais non. C’est ça l’ouverture des marchés, la mondialisation de l’économie: Conquérir sans tuer personne.

Hu Jiato

« D’accord monsieur le ministre, vous pouvez… »

………………………………………….%$&*?##@@###

Une voix forte se fait entendre: « Raymond! Raymond! Lève-toi. Il est 6h30. Tu dois venir me reconduire ce matin car il neige beaucoup et il vente. »

L’auteur: « Ok bébé. Je me lève. »

(Réflexion de l’auteur au pied de son lit)  Ouf! Tu parles d’un rêve de fou…

La madame, tout en mangeant son yaourt sans sucre: « Raymond? »

L’auteur: « Oooooouuuuiii bébé? »

La madame: « As-tu vu dans le journal l’article sur les terres agricoles ? »

L’auteur: « Heeeeuuuuu! non? »

La madame: ‘Tu liras ça en revenant. »

L’auteur: « Ok bébé »

Je ne me souviens pas exactement du premier achat sur internet. Il doit dater de 2001 ou 2002. Mais je suis convaincu que le produit devait être très peu dispendieux et j’ai dû me reprendre plusieurs fois avant d’accepter pour une première fois de fournir les informations de ma carte de crédit pour effectuer le paiement.

Aujourd’hui, j’effectue des achats en ligne régulièrement et l’opération est aussi banale que l’achat d’une boîte de céréales dans un marché d’alimentation.

En 2007, plus de 8.4 millions de canadiens de 16 ans ou plus ont fait en moyenne 8 commandes , d’une valeur total de $1520 (réf. Statistique Canada).

Les achats en ligne ne doivent pas être si risqués s’il y a autant de monde qui ont adopté ce mode d’achat… Personnellement, j’ai dû faire environ 200 achats et je n’ai jamais eu de problème. Mais, il faut pour cela respecter certaines règles:

  1. Réaliser que certains produits sont à risque. Si vous devez examiner à la pièce toutes vos tomates avant de les mettre dans le sac, vous êtes peut-être mieux d’éviter les types de produit qui nécessitent un tel examen. Je pense également qu’il vaut mieux y réfléchir avant d’acheter une guitare acoustique sans l’avoir essayée. Par contre, je ne vois pas de problème à acheter une lentille de caméra Canon ou une perceuse Black & Decker modèle XYZ.
  2. Choisir des sites reconnus.Vous n’avez pas à craindre un achat en ligne chez Amazon.ca ou Musician’s friend. Ces compagnies ont des chiffres d’affaire beaucoup plus importants que la totalité des magasins présents dans votre entourage. Leur réputation est essentielle pour leur succès.
  3. Utiliser une tierce partie pour effectuer vos paiements. (à discuter plus tard…)

Les achats en ligne présentent quand même des avantages importants:

  1. Les horaires de magasinage… 24 heures par jour, 7 jours par semaine
  2. Vous n’avez pas à jouer dans le trafic pour vous rendre au magasin.
  3. Vous n’attendez pas à la caisse pour effectuer votre paiement.
  4. Vous avez accès à une multitude de produits non disponibles dans le magasin près de chez vous.
  5. Le prix est souvent moindre ou du moins ou vous au moins la possibilité de comparer facilement et rapidement les prix d’un site à l’autre. Dailleurs, certains sites sont spécialisés  uniquement dans la comparaison des prix. Exemple: Shopbot.ca …imaginez-vous dans le trafic un jeudi soir, vous promenant d’un magasin à l’autre pour voir si vous ne pourriez pas économiser $20.00 sur un produit. C’est pourtant ce que font  une multitude de consommateurs.

Pour moi, l’avantage #4 m’apparaît le plus important. Je ne compte plus le nombre de produits achetés chez Dickblick qui étaient non disponibles dans le plus important centre d’accessoires pour la peinture au Québec (Omer Deserres).

« Il n’est pas question que je donne les informations de ma carte de crédit sur internet »

Si vous discutez avec le consommateur n’ayant jamais acheté sur internet, un argument revient constamment: « Il n’est pas question que je donne les informations de ma carte de crédit sur internet ».

Il faut se faire une raison, les billets verts ne circuleront jamais  sur internet. Il reste donc le plastic. Je comprends l’insécurité d’un internaute qui donnera ses informations pour la première fois.

  • Qui peut lire mes informations ?
  • Dans quelle base de données vais-je me retrouver ?
  • Qui a accès à cette base de données ?
  • Est-ce que l’accès est vraiment sécurisé ?

Il est malheureux que ces gens se privent d’un achat en ligne pour de telles raisons. Pour éliminer ce stress, j’effectue personnellement mes achats avec Paypal . Quelques compagnies offrent le même service mais Paypal est la compagnie la plus reconnue mondialement pour ce type de service.

Vous pouvez ainsi régler un achat en ligne à partir d’un compte de banque, une carte de débit ou une carte de crédit. Paypal ne vous charge aucun frais. Ni pour l’ouverture d’un compte. Ni pour les transactions. Il faut en conclure que Paypal fait son argent en obtenant un escompte sur la vente.

Vous n’avez pas à donner l’information sur vos cartes de crédit à toute la planète. Une seule entité détient vos informations: Paypal.

C’est quand même beaucoup mieux que toute la planète… et vous pouvez également modifier votre source de paiement à n’importe quel moment.

Voici le processus:

  1. Vous êtes sur un site d’achat en ligne.
  2. Vous choisissez un ou des produits qui vous intéressent.
  3. Vous confirmez vos achats.
  4. Vous indiquez votre paiement via Paypal.
  5. Vous serez automatiquement redirigé vers le site Paypal.
  6. Paypal vous demandera de vous identifier.
  7. Paypal vous montrera la facture et vous demandera si vous êtes d’accord pour qu’il effectue le paiement au vendeur.
  8. Si vous confirmez le tout, Paypal débitera automatiquement la source de paiement (carte de crédit ou autre) préalablement déterminée par vous-même.
  9. Paypal vous enverra un courriel détaillé pour vous informer sur la transaction

Il faut l’expérimenter une seule fois pour constater comment le processus est simple et à partir de ce moment, les achats en ligne seront pour vous des achats de boîtes de céréales dans un marché d’alimentation.

Sur ce… je vais magasiner.

Le contrôle de vos communications internet

Posté par : Raymond Hébert dans informatique le 04-11-10 | Pas de commentaires |

Il y a une dizaine d’années, l’utilisateur désirant exercer des activités quelconques sur internet était contraint à utiliser  un logiciel pour activer sa connexion avec son fournisseur internet. Aujourd’hui, la plupart des gens ont une connexion internet établie en permanence. De plus, bon nombre d’utilisateurs laissent leur ordinateur ouvert en permanence; ce qui, évidemment augmente les risques d’intrusion. Oui, il est effectivement possible d’activer/désactiver au besoin cette connexion. À titre d’exemple, avec Windows 7 l’opération s’exécute ainsi:

  1. Menu démarrer
  2. Panneau de configuration
  3. Afficher l’état et la gestion du réseau
  4. Se connecter ou se déconnecter

Mais cet exercice est fastidieux et ne sécurise pas ce qui se passe lorsque vous êtes connecté.

Tout le monde a également constaté qu’une multitude de logiciels sont  gratuitement disponibles sur internet. Sans vouloir développer une paranoia collective, bon nombre de programmeurs ont les connaissances pour développer un outil pour créer une faille dans votre sécurité.

J’imagine bien un logiciel qui installerait 2 exécutables se surveillant mutuellement pour s’assurer qu’ils sont actifs, qui enregistreraient les touches clavier de l’utilisateur et qui ouvriraient un port de communication pour acheminer des informations privées à une adresse choisie sur internet à un moment où il y aurait absence d’activité prolongée sur l’ordinateur d’un utilisateur. C’est une des raisons pour lesquelles un pare-feu efficace et activé en permanence est essentiel. Le pare-feu fourni par Microsoft et intégré à tous ses systèmes d’exploitation est d’ailleurs suffisant.

Si vous êtes curieux sur le rôle du pare-feu, vous pouvez consulter l’information présente à cet endroit. En résumé, un pare-feu a pour principale fonction de contrôler la  sortie d’information vers les réseaux principalement le réseau internet.

Il ne faut pas imaginer que tous les logiciels gratuits contiennent du code malicieux mais bon nombre provenant parfois de compagnies reconnues, sont en partie des logiciels espion (spywares) et ceci se fait souvent à votre insu.

Certains ont cru que la solution était d’utiliser des logiciels anti-spyware.

Ce n’est pas le cas.

Il faut s’y faire. Internet est devenu un outil efficace pour savoir ce que vous faites et ce que vous aimez. Or, ces informations ont une valeur non négligeable pour une multitude d’entreprises commerciales.

Un pare-feu, un antivirus et un routeur exerceront un contrôle important mais partiel des informations présentes sur votre ordinateur mais il faut oublier d’en arriver à un contrôle total. Vous perdez votre temps. Le seul moyen efficace de ne jamais fournir des informations sur internet est de ne jamais utiliser internet. Triste solution n’est-ce pas?

Alors, qu’est-ce qu’on fait?

Rien.

Si…

  1. votre pare-feu est activé
  2. vous utilisez un logiciel antivirus reconnu
  3. vous utilisez en plus un routeur (avec la sécurité activée)
  4. vous n’installez pas toutes sortes de logiciels de sources inconnues

…votre protection est suffisante.

Vous pourriez en plus vous procurer un logiciel comme internet lock qui vous demandera de valider toute activité sur vos ports de communication mais je suis convaincu qu’après quelques jours vous considèrerez qu’une gestion permanente de tous les accès internet est un exercice beaucoup trop fastidieux. De plus, tous ces logiciels ne sont pas gratuits.

Malgré tout, si vous êtes curieux sur les communications qui se font entre votre ordinateuret et les réseaux (internet ou autre), je vous suggère ce petit logiciel utilitaire fourni gratuitement par la compagnie  Sysinternals qui a d’ailleurs été acquise par Microsoft en 2006.

Personnellement, j’utilise sans problème ce logiciel depuis plusieurs années et son usage demeure très simple. Il n’y a malheureusement pas d’installation automatisée. Installez donc simplement les fichiers dans un répertoire quelconque et le logiciel sera opérationnel.

Que fait le logiciel ?

Il vous indique en temps réel toutes les communications établies par les logiciels de votre ordinateur et les réseaux (internet y compris).  Le logiciel vous permet de couper toute communication qui vous paraît suspecte mais je vous suggère au préalable d’interroger Google sur les différents logiciels présents dans la liste et vous constaterez que dans presque tous les cas, leur présence est tout à fait explicable. Le bouton droit de la souris vous permettra également d’avoir des informations sur vos visiteurs (whois).

Bonne analyse…